Encore un peu de patience…

Les hôpitaux, ce n’est vraiiiiiment pas mon truc. C’est à la limite de la phobie en fait. Donc ça, conjugué au fait que ça représente beaucoup pour nous, autant vous dire que je partais à ce premier rdv au centre de PMA assez angoissée (et que le Geek s’inquiétait de me voir paniquer).

Heureusement, notre centre est à la périphérie de la clinique et l’aménagement intérieur est loin de faire penser au monde médical. D’ailleurs, ça sent bien plus « l’hôpital » chez mon dentiste qu’au centre…

On nous a fait remplir 2-3 trucs à l’accueil (et je me suis lamentablement plantée sur la date de notre pacs, c’te honte) puis on nous a orienté vers la salle d’attente. Il y avait 6 couples présents en même temps que nous, du très détendu au très nerveux, et beaucoup de faire-parts aussi, accrochés à de grands tableaux. Ça, je trouve que ça augure bien pour la suite.

A peine de le temps de sortir nos iphones pour passer le temps (donc aux yeux des autres, nous étions probablement « le couple de geek ») que le Docteur nous appelait déjà. Ouais, à peine 5min d’attente, on a bien fait de choisir le privé en fait !

Notre Docteur est une femme, assez jeune, très dynamique et qui a même réussi à caser 2-3 blagounettes pendant les 45min de consultation. Elle a donc confirmé le diagnostique de notre gynéco et nous a donc expliqué ce qui allait se passer maintenant, c’est à dire rien.

Ben oui, avant de prendre une décision (IAC ou FIV), il faut que l’on refasse un deuxième spermogramme 3 mois après le premier, donc en novembre. Fin novembre même, car le Geek a pris des anti-inflammatoires début août.

Forcément, vous vous en doutez, nous sommes un peu déçus de devoir attendre.

Et histoire de patienter jusque là, nous avons tous les deux des devoirs à faire :

-pour moi, ce sera une échographie de contrôle et une prise de sang à faire en tout début de cycle, pour voir comment fonctionnent mes ovaires, puis une hystérométrie (c’est à dire qu’on va évaluer la forme, les dimensions et la sensibilité de mon utérus, youpi !!) et un prélèvement vaginal.

-pour le Geek, ce sera un rdv avec un urologue, une échographie, un doppler et un bilan hormonal. Le pire, c’est qu’il est content d’avoir enfin quelque chose de concret à faire…

Comme je suis un tantinet à cheval sur l’organisation, nous avons déjà pris tous les rdv pour lui. A vrai dire, comme tout doit se faire au centre, c’est quand même vachement plus simple. Et même pour moi, tout va se faire sur rdv (ce qui était ma grande angoisse, après avoir lu que dans certains centres, c’était première arrivée, première servie !!).

Nous avons donnés plein de papiers au Docteur, qui nous en a donné plein d’autres en échange d’un chèque conséquent (la 1ère consultation, c’est 40€ par personne !!).

D’ailleurs, pour ceux qui se posent la question, au niveau gros sous, nous allons envoyer à la cpam une demande de prise en charge à 100% et je dois contacter rapidement notre mutuelle pour les dépassements d’honoraires. Mais même sans ça, le devis que l’on nous a présenté ne nous a pas paru monstrueux non plus (je dis ça par rapport à notre budget, je me doute bien que ça dépends des moyens de chacun).

Franchement, oui, nous sommes un peu déçus mais, en même temps, pas mal soulagés parce que nous allons être (bien) pris en charge et que les choses bougent !!

Brèves #3

Hier matin, au café :

-Collègue plus jeune que moi, dont la copine est enceinte : On a fait l’écho hier, c’est un garçon !!
-Tout le monde : Super !! Bravo !!
-Autre collègue, plus jeune que moi : Bon ben j’en profite pour vous annoncer que, moi aussi, je vais être papa !!
-Tout le monde : C’est génial !! Bravo !!

Je pensais que bosser dans une boite avec 99% de mecs m’épargnerait un peu mais, soyons honnête, j’avais occulté le facteur « copines »…

Petits craquages sans conséquences

Quand j’ai arrêté la pilule, le Geek et moi avions décidé d’être raisonnables et d’attendre d’avoir un test positif pour commencer à faire du shopping pour ce baby qui n’allait pas tarder. Quand j’y repense, nous étions bien naïfs, à noter les dates des prochaines soldes ou des ventes privées dédiées au monde merveilleux de la layette.

Bref, au fil des J1 qui reviennent inlassablement, nous avons fini par craquer sur certains articles. Et je trouve que c’est à la fois hyper jubilatoire (ça servira à notre bébé * cœurs, papillons et licornes *) et vraiment frustrant (enfin s’il veut bien se décider à arriver * larmes, grincements de dents et insomnies *).

Ceci dit, je suis persuadée de l’efficacité des vertus thérapeutiques du shopping et je ne comprends pas vraiment pourquoi c’est si mal vu, limite tabou, pour les couples en mal d’enfants de se faire plaisir en craquant sur un body, un doudou voire une poussette.

D’ailleurs, quand j’ai dis à ma mère que j’avais acheté tel ou tel truc, elle m’a jeté un coup d’œil dubitatif, comme si c’était trop tôt ou comme si ça allait nous porter la poisse (euh maman, c’est pas comme si la poisse n’était pas déjà bien installée hein !). Et je suis sure que la plupart des gens doivent réagir à peu près de cette façon.

Heureusement, ici, je n’ai pas à me justifier et je peux vous dire sans honte que nous avons acheté un super coussin d’allaitement chez Les Babilleuses ou un Ergobaby pour le Geek !!

Et vous, dites moi tout ; vous avez attendu sagement d’être enceinte ou vous avez craqué bien avant ?

Mon cerveau fait des nœuds

Demain soir, je commence la progestérone, à raison de 200mg par prise, et ce pour une durée de 10 jours. Ce qui devrait m’amener au lendemain du rdv au centre de PMA (j’ai envie de dire « Chez Jean », mais ça fait un peu apéro, non ?).

Et à partir de là, je passe mon temps à me prendre la tête avec tout un tas de calculs.

Ben oui, le jour du rdv, je serais à J25. Si, dans la foulée, la gynéco nous dit Banco pour une IAC ce serait top déjà parce que ce serait top ^^ mais aussi parce que mon boss (pour la partie de moi qui est salariée), part en déplacement 10 jours.

Et à partir de là, je me fais des films, à base de « si J1 arrive tel jour, alors la première écho doit se faire entre tel et tel jour sans impératif horaire, donc c’est cool parce que là je bosse pas » ou de « si J1 arrive tel jour, alors la première écho doit se faire entre tel et tel jour sans impératif horaire, donc c’est nul car je fais journée continue et je vais devoir m’absenter ».
Et pareil avec le reste du protocole alors que nous n’avons même pas encore eu ce fameux premier rdv !! Donc vous voyez le topo…

M’enfin, ils sont bien gentils au centre, y’a plein d’infos sur leur site mais il manque des données donc je me fais des nœuds au cerveau à tenter d’imaginer et de prévoir comment ça va se passer.

A votre avis, c’est normal ou je suis juste très très atteinte ?

Mais pourquoi tu pleures ? (ou la PMA annoncée aux proches)

Suite au diagnostique posé par ma gynéco et notre décision de débuter un parcours PMA, nous avons décidé, Le Geek et moi, de parler à nos parents mais chacun de notre côté, aussi bien pour préserver leur pudeur que la notre.

Et c’est donc samedi, que prenant mon courage à deux mains, je me suis invitée à l’heure du café chez mes parents. Mon frère était là et quand mon père et lui se sont levés pour repartir bricoler je ne sais quoi, j’ai tendu la main vers eux en leur demandant de rester encore un peu, que je voulais leur parler de quelque chose. A ce moment là, ma voix a chevroté, ce qui m’a valu un « c’est grave ? » de ma mère. Ce à quoi j’ai répondu que « non, c’est juste un peu triste ». Et j’ai enchaîné immédiatement sur le fait que, le Geek et moi, étions sur le point d’entamer un parcours PMA.

« Pourquoi ? » m’a demandé mon frère, en me prenant la main. Et je lui ai répondu que c’était « Parce que nos chances de faire un bébé sans aide relève justement du domaine de la chance ». Et quand j’ai vu les yeux de ma mère se mouiller, forcément, j’ai pleuré. « Mais pourquoi tu pleures ? » m’a demandé mon père. Heureusement que je le connais par coeur, mon papa bourru et pourtant si guimauve, et que j’entendais derrière son ne pleure pas ma petite fille, sinon je vais pleurer aussi. Et mon petit frère, ma crapule à moi, qui n’a pas lâché ma main.

A mon père, qui s’attache aux faits et à la technique, j’ai expliqué le spermogramme, l’hystérosalpingographie, l’insuffisance lutéale, l’IAC ou la FIV avec la ponction et l’anesthésie générale. A ma mère, j’ai parlé des mois qui passent, la douleur, l’attente et le vide. A mon frère, je n’ai rien dit, sa main dans la mienne suffisait…

Quant à mon Geek chéri, ça c’est très bien passé aussi de son côté, même si ça n’a pas été facile d’aborder les résultats du spermogramme avec ses parents. Il a même parlé allaitement, portage, cododo et compagnie avec eux, ce qui m’a beaucoup fait rire (et qui m’a touché à un point <3 ).

Nos parents qui pensaient que nous souhaitions attendre (je disais toujours on y pense quand le sujet montrait le bout de son nez), savent maintenant que nous sommes dedans jusqu’au cou. Et ils sont très confiants, ce qui, franchement, me mets du baume au coeur et l’envie de tout faire pour que ça marche rapidement !!

Maintenant que c’est fait, nous nous sentons libérés d’un poids et prêts à affronter cette nouvelle aventure !!

Et le boulot dans tout ça ?

En 2011, juste avant que ne commence la folle aventure des « essais bébé », je quittais un cdi confortable (mais chiant) pour me lancer en tant que freelance. J’ai eu la chance de décrocher très tôt mon premier client et de voir se développer ma petite affaire. Mais voilà, avec cette envie de bébé, m’est aussi venue la fameuse envie de construire un nid. Oui oui, moi la fille aux 25 déménagements, qui ne vis bien que dans les cartons, me voilà à rêver de ma propre maison (avec le Geek dedans, ça n’a pas trop d’intérêt sinon).

En posant innocemment la question à monsieur le mari de ma meilleure amie, qui accessoirement est banquier, je déchante un peu. Le Geek a une bonne situation, no soucy. Moi, même si mon chiffre d’affaire est excellent pour une première année d’activité, il me faudra fournir 4 bilans minimum à une banque pour espérer la voir ouvrir notre dossier. Comme de part mon statut je n’ai légalement pas l’obligation de produire ces fichus bilans, autant vous dire que c’est chaud cacao.

Et c’est à ce moment là qu’un de mes clients me propose un deal : il me salarie à temps partiel et je suis libre de mon temps le reste de la semaine pour continuer à gérer ma boite. Génial non ?

Donc depuis juin, me voilà avec une double casquette et des journées qui, parfois, sont très loooongues. Mais j’y ai gagné des collègues aussi « geek fridenly » que moi (normal, on bosse dans le web) et ça c’est cool (parce que parfois, toute seule, toute la journée à la maison, à ne parler qu’à ma machine à laver, c’était chiant aussi).

Et depuis le début de l’été, c’est non pas une mais trois collègues au féminin qui sont venues me rejoindre !! 400% d’augmentation de l’effectif, mes petits stagiaires ne savent plus où donner de la tête, c’est trop mignon. La moyenne d’âge de ces donzelles étant ridiculement basse, je ne risque pas de les voir se pointer avec un petit bide tout rond et la bouche en coeur avant moi. Ce qui me détends, vous vous en doutez, rapport au fait que le monde extérieur est assez hostile quand toi, tu n’arrives pas à faire un bébé.

Mais là où ça se corse, c’est que le Geek et moi devons passer par la case PMA. Heureusement, notre futur centre est pile entre la maison et le boulot (car nous sommes « voisins » de taff). Malheureusement, il va falloir que je prenne une décision par rapport à ma casquette salariée.

Hé oui, en tant qu’indépendante, je gère mon temps comme il me chante (en dehors des impératifs inamovibles ça va sans dire) mais, en tant que salariée, j’ai des horaires et des comptes à rendre. Le Geek n’a pas trop de soucis, lui, il est cadre dans une grosse boite qui le laisse aller et venir à sa guise. Moi, en tant qu’assistante personnelle du boss, quand je ne suis pas là, ça se voit (je vous raconte pas la panique pour 2 petites semaines de vacances…) !

Bref, je me demande bien comment je vais pouvoir goupiller tout ça alors forcément, j’ai hâte d’assister à notre premier rdv au centre, histoire de savoir comment ça marche !

Par contre, je me pose la question ; dois-je en parler à mon boss ?

C’est la gynéco qui m’a collé un doute, en me disant qu’à son avis, il fallait en parler car ça permettait de s’arranger au niveau des disponibilités (si on a un boss arrangeant) et de vivre la chose avec un peu moins de stress. D’un autre côté, je ne sais pas si j’ai envie de parler sperme et endo-vaginale avec mon boss !

Je pense qu’il va falloir que j’évalue les avantages et les inconvénients des 2 options… Vous en pensez quoi, vous ?