Une tuile de plus !

Comme si notre incapacité à faire un bébé ne suffisait pas à notre bonheur, voilà qu’une nouvelle tuile, et pas des moindres, nous tombe dessus.

Juste avant Noël, mon Geek n’aura plus de travail. Je ne donnerais pas trop de détails, histoire de rester discrète, mais il s’agit -maigre consolation- d’un licenc*ement écon*mique.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, nous sommes assez sereins face à cette situation. Par contre, ça modifie sacrément notre vision de l’avenir de notre petite famille à plus ou moins court terme.

Vous vous en doutez, cette tuile annule le projet « Maison » et nous cessons donc toutes nos recherches et démarches.

Sans la PMA, soyons honnêtes, nous aurions immédiatement sauté de joie et fais nos cartons pour nous expatrier avec enthousiasme de l’autre côté de l’océan. Mais il y a ce bébé qui ne vient pas dans l’équation et nous sommes donc, pour le moment « obligés » de rester ici. Non pas que ça nous déplaise, nous adorons notre région, mais ça reste une belle opportunité que nous ne voudrions pas manquer !!

D’ailleurs, l’annonce du pl*n s*cial n’avait même pas encore refroidie que mon amoureux avait déjà reçu 2 propositions donc je ne doute pas de sa capacité à retrouver très prochainement un travail.

Nous avons quand même un petit peu l’impression que l’Univers se fout ouvertement de notre gueule moque de nous et cette nouvelle pause forcée dans nos projets met notre patience à rude épreuve…

Mine de rien, la PMA, ça occupe ^^

Le Geek a donc ouvert la marche de notre parcours en PMA avec une premier prise de sang la semaine dernière, à l’aube et à jeun. Il a d’ailleurs du attendre 30min parce qu’une des analyses nécessite que le patient soit au repos.

Autant vous dire qu’une fois arrivé au bureau, il aurait mordu quiconque se serait mis entre la machine à café et lui…

Ensuite j’ai enchainé avec un bilan ovarien, composé d’une prise de sang et d’une échographie (effectuée par le Docteur Eprouvette, ça c’est cool). A jeun aussi mais je n’ai pas attendu donc je n’ai pas agressé le collègue qui sentait la chocolatine quand je suis arrivée, à mon tour, au bureau.

Rebelote aujourd’hui pour le Geek avec une échographie testiculaire et un doppler. Et demain pour moi avec un prélèvement vaginal puis samedi en 15 pour l’hystérométrie (ou test de transfert).

Ensuite, pendant qu’il termine avec un rdv chez l’urologue et un deuxième spermogramme fin novembre, moi je patiente jusqu’à notre deuxième rencontre avec le Docteur Eprouvette début décembre.

Pour le moment, je suis ravie, nous arrivons à avoir tous les deux des rendez-vous à des horaires qui nous arrangent professionnellement.
Peut-être est-ce grâce à notre bonne étoile, cette feignasse, qui s’est enfin réveillée…

Game Over {14}

Bien bien bien. J’avais beau avoir été prévenue que la progestérone donnait des signes trèèèèèès réalistes (mais trèèèèèès faux), j’ai pris une grosse claque hier quand ma température à chuté de 0.4°C.

Donc J1 du C15 ce matin. Heureusement, le week-end s’annonce sympa et je profiterais du champagne que j’ai mis au frais pour l’anniversaire de ma maman…

D’un autre côté, je suis contente de pouvoir commencer mes « devoirs » pour la PMA (je ne vais quand même pas laisser mon Geek pavoiser avec sa longueur d’avance !!).

Ho, et puis on a un autre projet, je vous en parle très vite !!

Encore un peu de patience…

Les hôpitaux, ce n’est vraiiiiiment pas mon truc. C’est à la limite de la phobie en fait. Donc ça, conjugué au fait que ça représente beaucoup pour nous, autant vous dire que je partais à ce premier rdv au centre de PMA assez angoissée (et que le Geek s’inquiétait de me voir paniquer).

Heureusement, notre centre est à la périphérie de la clinique et l’aménagement intérieur est loin de faire penser au monde médical. D’ailleurs, ça sent bien plus « l’hôpital » chez mon dentiste qu’au centre…

On nous a fait remplir 2-3 trucs à l’accueil (et je me suis lamentablement plantée sur la date de notre pacs, c’te honte) puis on nous a orienté vers la salle d’attente. Il y avait 6 couples présents en même temps que nous, du très détendu au très nerveux, et beaucoup de faire-parts aussi, accrochés à de grands tableaux. Ça, je trouve que ça augure bien pour la suite.

A peine de le temps de sortir nos iphones pour passer le temps (donc aux yeux des autres, nous étions probablement « le couple de geek ») que le Docteur nous appelait déjà. Ouais, à peine 5min d’attente, on a bien fait de choisir le privé en fait !

Notre Docteur est une femme, assez jeune, très dynamique et qui a même réussi à caser 2-3 blagounettes pendant les 45min de consultation. Elle a donc confirmé le diagnostique de notre gynéco et nous a donc expliqué ce qui allait se passer maintenant, c’est à dire rien.

Ben oui, avant de prendre une décision (IAC ou FIV), il faut que l’on refasse un deuxième spermogramme 3 mois après le premier, donc en novembre. Fin novembre même, car le Geek a pris des anti-inflammatoires début août.

Forcément, vous vous en doutez, nous sommes un peu déçus de devoir attendre.

Et histoire de patienter jusque là, nous avons tous les deux des devoirs à faire :

-pour moi, ce sera une échographie de contrôle et une prise de sang à faire en tout début de cycle, pour voir comment fonctionnent mes ovaires, puis une hystérométrie (c’est à dire qu’on va évaluer la forme, les dimensions et la sensibilité de mon utérus, youpi !!) et un prélèvement vaginal.

-pour le Geek, ce sera un rdv avec un urologue, une échographie, un doppler et un bilan hormonal. Le pire, c’est qu’il est content d’avoir enfin quelque chose de concret à faire…

Comme je suis un tantinet à cheval sur l’organisation, nous avons déjà pris tous les rdv pour lui. A vrai dire, comme tout doit se faire au centre, c’est quand même vachement plus simple. Et même pour moi, tout va se faire sur rdv (ce qui était ma grande angoisse, après avoir lu que dans certains centres, c’était première arrivée, première servie !!).

Nous avons donnés plein de papiers au Docteur, qui nous en a donné plein d’autres en échange d’un chèque conséquent (la 1ère consultation, c’est 40€ par personne !!).

D’ailleurs, pour ceux qui se posent la question, au niveau gros sous, nous allons envoyer à la cpam une demande de prise en charge à 100% et je dois contacter rapidement notre mutuelle pour les dépassements d’honoraires. Mais même sans ça, le devis que l’on nous a présenté ne nous a pas paru monstrueux non plus (je dis ça par rapport à notre budget, je me doute bien que ça dépends des moyens de chacun).

Franchement, oui, nous sommes un peu déçus mais, en même temps, pas mal soulagés parce que nous allons être (bien) pris en charge et que les choses bougent !!

Mon cerveau fait des nœuds

Demain soir, je commence la progestérone, à raison de 200mg par prise, et ce pour une durée de 10 jours. Ce qui devrait m’amener au lendemain du rdv au centre de PMA (j’ai envie de dire « Chez Jean », mais ça fait un peu apéro, non ?).

Et à partir de là, je passe mon temps à me prendre la tête avec tout un tas de calculs.

Ben oui, le jour du rdv, je serais à J25. Si, dans la foulée, la gynéco nous dit Banco pour une IAC ce serait top déjà parce que ce serait top ^^ mais aussi parce que mon boss (pour la partie de moi qui est salariée), part en déplacement 10 jours.

Et à partir de là, je me fais des films, à base de « si J1 arrive tel jour, alors la première écho doit se faire entre tel et tel jour sans impératif horaire, donc c’est cool parce que là je bosse pas » ou de « si J1 arrive tel jour, alors la première écho doit se faire entre tel et tel jour sans impératif horaire, donc c’est nul car je fais journée continue et je vais devoir m’absenter ».
Et pareil avec le reste du protocole alors que nous n’avons même pas encore eu ce fameux premier rdv !! Donc vous voyez le topo…

M’enfin, ils sont bien gentils au centre, y’a plein d’infos sur leur site mais il manque des données donc je me fais des nœuds au cerveau à tenter d’imaginer et de prévoir comment ça va se passer.

A votre avis, c’est normal ou je suis juste très très atteinte ?

Mais pourquoi tu pleures ? (ou la PMA annoncée aux proches)

Suite au diagnostique posé par ma gynéco et notre décision de débuter un parcours PMA, nous avons décidé, Le Geek et moi, de parler à nos parents mais chacun de notre côté, aussi bien pour préserver leur pudeur que la notre.

Et c’est donc samedi, que prenant mon courage à deux mains, je me suis invitée à l’heure du café chez mes parents. Mon frère était là et quand mon père et lui se sont levés pour repartir bricoler je ne sais quoi, j’ai tendu la main vers eux en leur demandant de rester encore un peu, que je voulais leur parler de quelque chose. A ce moment là, ma voix a chevroté, ce qui m’a valu un « c’est grave ? » de ma mère. Ce à quoi j’ai répondu que « non, c’est juste un peu triste ». Et j’ai enchaîné immédiatement sur le fait que, le Geek et moi, étions sur le point d’entamer un parcours PMA.

« Pourquoi ? » m’a demandé mon frère, en me prenant la main. Et je lui ai répondu que c’était « Parce que nos chances de faire un bébé sans aide relève justement du domaine de la chance ». Et quand j’ai vu les yeux de ma mère se mouiller, forcément, j’ai pleuré. « Mais pourquoi tu pleures ? » m’a demandé mon père. Heureusement que je le connais par coeur, mon papa bourru et pourtant si guimauve, et que j’entendais derrière son ne pleure pas ma petite fille, sinon je vais pleurer aussi. Et mon petit frère, ma crapule à moi, qui n’a pas lâché ma main.

A mon père, qui s’attache aux faits et à la technique, j’ai expliqué le spermogramme, l’hystérosalpingographie, l’insuffisance lutéale, l’IAC ou la FIV avec la ponction et l’anesthésie générale. A ma mère, j’ai parlé des mois qui passent, la douleur, l’attente et le vide. A mon frère, je n’ai rien dit, sa main dans la mienne suffisait…

Quant à mon Geek chéri, ça c’est très bien passé aussi de son côté, même si ça n’a pas été facile d’aborder les résultats du spermogramme avec ses parents. Il a même parlé allaitement, portage, cododo et compagnie avec eux, ce qui m’a beaucoup fait rire (et qui m’a touché à un point <3 ).

Nos parents qui pensaient que nous souhaitions attendre (je disais toujours on y pense quand le sujet montrait le bout de son nez), savent maintenant que nous sommes dedans jusqu’au cou. Et ils sont très confiants, ce qui, franchement, me mets du baume au coeur et l’envie de tout faire pour que ça marche rapidement !!

Maintenant que c’est fait, nous nous sentons libérés d’un poids et prêts à affronter cette nouvelle aventure !!

PMA, vous voilà !

Franchement, on s’en doutait un peu. Mais ça c’est confirmé aujourd’hui : nos résultats sont plutôt moyens. Pas mauvais hein, juste moyens. En gros, nous avons les capacités pour faire un bébé, mais seuls, ça nous prendrait un temps monstrueux.

Suite à mon hystéro, le Geek avait donc aussi eu sa part de travaux pratiques à effectuer. Pour lui, il s’agissait donc d’un spermogramme et d’un spermocytogramme. Pour un mec, ce n’est pas l’examen le plus fun du monde, mais ça ne l’a pas non plus traumatisé de devoir copuler avec une boite en plastique (l’abstinence, ça, c’est traumatisant ! ^^).

Et donc, de mon côté, ça peut aller. J’ai des phases lutéales un peu courtes et une grooooose carence en vitamine D mais avec de l’Uvédose et de la Progestérone, ça devrait s’arranger.

Mais du côté de mon Geek, ça se complique un peu avec une oligozoospermie et une tératozoospermie. C’est à dire que ses zozos ne sont ni très nombreux (3.2 millions par ml au lieu de 15 millions par ml – norme de l’OMS), ni très normaux (94% de formes atypiques).

Forcément, j’ai un peu pleuré devant la gynéco (qui m’a sortit un mouchoir et un miroir pour m’éviter le regard de panda) mais elle a vraiment été top avec nous et a décrété que -pour elle- ça ne servait à rien d’attendre encore 6 mois donc, dans la foulée, elle nous a écrit un courrier de recommandation pour la PMA (procréation médicalement assistée si tu débarques).

Là où je trouve que nous avons de la chance, c’est que nous avons déjà un rendez-vous pour la fin du mois de septembre. Hé oui, comme je suis une gonzesse prévoyante (ou une control freak, comme vous préférez), j’avais déjà présenté au Geek une étude comparative des 2 centres desquels nous pourrions déprendre (1 privé et 1 public). Nous avions donc déjà envisagé cette option (non sans difficultés) et fais notre choix. Alors quand nous sommes rentrés de notre rendez-vous, j’ai pleuré un bon coup et j’ai appelé le secrétariat du centre que nous avions choisi, qui se trouve pile entre notre maison et notre boulot (autant se faciliter la vie, non ?).

La secrétaire a failli me tuer avec son « ho là là, le délai est loooooong » alors que bon, 1 mois, faut pas déconner, c’est pas siiiii long (moi je m’attendais à 2 ou 3, voire 4 !!). Mais j’ai été aimable et je ne lui ai pas ricané au nez, vu qu’elle a le pouvoir absolu sur l’agenda du Dr Éprouvette !

Et vous, votre centre, vous l’avez choisi comment ?

(Et rassurez vous, ça va. On est un peu chamboulés certes, mais on fête ça avec des sushis ce soir et on a décidé de profiter de nos vacances)