20 janvier 2014 – 20 janvier 2015

J’avais commencé un très long post pour vous parler de mon hilarant séjour à la maternité et de notre allaitement moisi. Et puis au fil des jours, les souvenirs se font moins vifs et j’ai du mal à m’y retrouver…

Pour vous résumer le truc, comme je suis une poissarde, DNLP ne m’a pas épargné non plus et j’ai passé 10 putain de jours à la maternité. J’y ai gagné un passage d’urgence au scanner car ils suspectaient une embolie pulmonaire (enfin ça c’était après avoir écarté l’embolie amniotique #teamloose) et j’ai du bouffer des plateaux repas pour diabétiques jusqu’à la fin (alors que oui, le diabète gesta, quand t’a accouché, c’est fini !!) malgré les relances du Geek. Et puis l’allaitement, ha, tout un poème !! Nous voguons depuis la naissance de Fergie de galères et galères (crevasses qui font grimacer les SF, candidose mammaire sa mère la pute, bébé qui tète mal, engorgements, vasospasme et compagnie !!) mais on espère en voir le bout bientôt !

Mais ce que je voulais vous raconter aujourd’hui, c’est ce mail du Geek en pleine nuit, après une engueulade et une soirée horrible à cause d’un bébé RGO qui souffre. Mail qui ne contient qu’une simple photo. Une image vaut mille mots et c’est vrai.

C’est une photo de moi, le 20 janvier 2014, le jour de la ponction de FIV#2 bis. Je suis très mauvaise avec Photoshop alors j’ai juste mis une grosse étoile violet moche pour vous épargner mon visage fatigué par les jours de traitement, la nuit sans sommeil, le réveil à l’aube, la douche à la bétadine et le « no make-up ».

unnamed2

Je pense à Zelda, à Mme Grenouille, aux copines qui viennent d’y passer ou qui vont y passer. Et à toutes je souhaite la même chose <3

Retour en arrière

Lundi, en sortant de chez la pédiatre, nous nous sommes dis avec le Geek qu’on pouvait peut-être faire un saut à notre ancien QG, sobrement intitulé « assistance médicale à la procréation » sur le devant du bâtiment.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. On se regarde quelques secondes, on hésites mais on sort quand même dans ce couloir trop familier.

On ne se sent pas très à l’aise avec notre grosse poussette voyante et notre bébé.
Je me souviens quand nous attendions notre tour et que, parfois, on croisait un couple heureux avec leur petit, venu le présenter ou lancer le second. Tout le monde les regardait avec de l’espoir (« c’est possible, ça peut marcher ») et de l’amertume (« qu’est-ce qu’ils viennent faire là, à nous agiter leur réussite sous le nez »). Bref, vous voyez de quoi je veux parler. Et là, ce couple, c’était nous…

Mais nous ne croiserons qu’un homme seul venu confirmer un rendez-vous et les deux couples qui attendent leur transfert au labo ne nous verrons pas passer.

Arrivés au secrétariat, on se sent un peu bêtes de dire « On se demandait si le Dr Éprouvette est là, on voulait lui présenter notre fille ».
Les filles nous reconnaissent, elles se souviennent même de mon prénom. Elles nous disent que notre gynéco est en train de faire des transferts mais qu’elle ne devrait pas tarder à repasser.

Et effectivement, après quelques minutes là voilà qui arrive. Elle passe à côté de nous sans nous voir, les yeux rivés sur son smartphone et déjà en train de dicter ses consignes pour les prochains transferts.

Alors qu’elle s’apprête à s’enfermer dans son bureau, le Geek l’interpelle.
Elle nous regarde quelques secondes, regarde la poussette puis « Oh ! Monsieur et Madame Kaellie ! » (Dans notre centre, tout se fait au nom de la femme. Et comme nous ne sommes pas mariés, c’est mon nom qu’elle connaît).

Nous sommes très émus de lui présenter Fergie. Après tout, c’est grâce à elle et à l’équipe du centre qu’elle est là. Elle nous complimente, notre puce est très jolie et très éveillée.  En rigolant, on lui dit qu’ils ont bien choisi les gamètes et elle nous réponds que oui, ici ils ne font que de beaux bébés ;)

Elle m’interroge ensuite sur mon accouchement qu’elle qualifie de compliqué. Elle semble sincèrement désolée que tout soit parti en cacahuète et ça me touche. Puis il est temps de la laisser repartir et de dire au-revoir. Nous sommes émus, c’est une page de notre vie de couple qui se ferme, mais heureux.

En partant, nous disons « bonnes fêtes et à bientôt !! ». Après tout, qui sait, il nous reste trois Findus…

Je me souviens du 11 août 2011…

Le 11 août 2011, le Geek me proposait enfin d’arrêter la pilule. Nous n’étions qu’amour, joie et papillons. Je nous imaginais annoncer une grossesse à nos familles à Noël.

Le 11 août 2012, j’avais déjà écrit 8 articles sur mon blog tout beau tout neuf et nous commencions à trouver le temps long. Tout allait s’enchaîner assez vite après ça mais nous étions encore naïfs et plein d’espoir.

Le 11 août 2013, FIV#1 était un échec et garder la tête hors de l’eau était souvent une gageure. Nous nous sommes beaucoup renfermés sur nous même mais, heureusement, grâce à vous, nous n’étions pas seuls.

Le 11 août 2014, notre fille fait des cabrioles dans mon ventre. Nous sommes heureux, tout simplement, mais tellement plus conscients de la chance qui nous a été donné.

.

Sans vous, sans nos rires et nos larmes partagés, rien n’aurait été pareil. Vous nous avez donné du courage et de la force, nous espérons vous avoir nous aussi apporté un petit quelque chose <3

Brèves #16 : témoignages sur le don d’ovocytes

Chez les Pmettes, on connait les receveuses mais presque jamais les donneuses alors je voulais partager avec vous, si vous ne les connaissez pas déjà, deux témoignages de copines qui ont fait un don d’ovocytes.

Il y a d’abord celui d’Eve Petite Souris, qui a une petite fille et qui, malgré une hyperstim sévère, ne regrette pas.

Le don d’ovocyte partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5 et partie 6

Puis Madame Sioux, qui a un petit garçon et une petite fille, et que le don travaillait depuis un moment.

La réflexion puis le don d’ovocytes

Je trouve leur démarche admirable, parce que se coltiner les injections, la ponction et tout le tralala pour soi ce n’est pas une sinécure, alors le faire pour de parfaits inconnus, c’est vraiment un très beau geste.

Encore merci les filles et bravo <3

ovocytes

Farewell, Dr Éprouvette !

Ce midi, le Geek et moi avions rendez-vous avec le Dr Éprouvette pour l’obtention du sésame, la fameuse déclaration de grossesse !!
Arrivés un peu en avance, nous la croisons dans le couloir. Elle nous sourit, nous serre la main et nous informe qu’elle aura un peu de retard car elle a encore trois transferts à effectuer.

Pas grave, nous sommes passés par là et nous souhaitons le meilleur à ces couples !!

Dans la salle d’attente, il y a 5 couples et une femmes seule. Je me sens soudain un peu mal à l’aise, avec mon ventre qui pointe et j’essaye de me faire discrète en gardant mon sac à main plaqué contre moi. Je sais, c’est bête, mais je me souviens de cette petite pointe douloureuse que je ressentais quand je croisais un ventre rond dans les couloirs de la PMA et je n’ai voulu infliger ça à personne…

Avec une grosse demie heure de retard, le Dr Éprouvette vient nous chercher. Nous nous installons dans son bureau et elle sort les résultats du dépistage de la Trisomie 21. Elle nous rassure tout de suite, en combinant mon âge, la clarté nucale de Fergus et la prise de sang, notre risque est de 1/10000 !!
J’ai juste une petite anémie qu’elle se propose de traiter avec quelques vitamines, rien de bien méchant.

Elle souhaite ensuite effectuer une petite écho rapide, surtout pour vérifier mon col. Nous avons droit à un joli profil de Fergus qui, apparemment fait la sieste, et à une petite écoute rapide de ses battements cardiaques. Après, elle nous montre où se trouve mon col sur l’écran (sincèrement, je n’aurais jamais deviné que c’était cette grosse tâche grise). Il mesure 43mm ce qui la satisfait pleinement.

Pendant que je me rhabille, le Geek et elle repasse dans le bureau et elle commence à remplir le fameux formulaire Cerfa qui rendra ma grossesse officielle aux yeux du monde (ou en tout cas de l’administration ^^).

Le Dr Éprouvette nous demande ensuite où nous allons être suivis et nous lui répondons que nous hésitons entre 2 maternités (ça me semble surréaliste à un point), dont celle qui se trouve dans la même clinique que le centre. Elle nous donne alors une liste de noms dans chacune des deux et, avec son dictaphone, rédige le brouillon du courrier qu’elle adressera au praticien choisi.

À ce moment là, je sens une boule dans ma gorge et j’ai les yeux qui piquent. C’est idiot ou c’est les hormones mais, peu importe, je suis triste à l’idée de la quitter. Elle nous a offert le plus beau des cadeaux et j’aimerais, je ne sais pas, trouver les bons mots pour la remercier. Je pense qu’elle a senti mon émoi car elle nous dit en souriant qu’elle attendra avec impatience notre faire-part pour l’afficher dans son bureau et puis, comme le souligne le Geek, on reviendra la voir pour le numéro deux, puisque nous avons des Findus.

Je lui serre la main une dernière fois et elle nous raccompagne à l’accueil. Les secrétaires sont aussi ravies de nous dire au-revoir mais nous disent aussi que l’on peut passer faire coucou de temps en temps, que ça leur fera plaisir.

Le Geek porte notre pochette bleue, celle qui nous suit depuis le début de l’aventure PMA. Dans le couloir, j’ai les larmes aux yeux alors il m’embrasse et m’entraîne au soleil, laissant cet important pan de notre vie derrière nous, au moins pour un temps.

Le point de vue du Geek <3

Mon Geek m’a offert ce texte pour la Saint-Valentin. Il souhaitait le partager avec vous, nos soutiens de la première heure, et avec ceux qui, peut-être, découvrent que leur vie va se compliquer.

Il y a d’abord le premier recueil dans ce CHU propre et neuf d’extérieur mais qui fait un peu glauque quand j’arrive dans les couloirs où les recueils se passent, dans un entre-sol sombre et complètement vide en ce début de mois d’août 2012.

Ensuite vient le premier recueil. Notez bien la marche à suivre, vous le ferez plusieurs fois (j’espère le moins souvent possible) :

-faire pipi
-se laver les mains
-se badigeonner le sexe de Dakin
-se relaver les mains
-essayer de se mettre dans le « mood » pour performer
-être aux aguets du moindre bruit, se demander si on en fait pas trop, du bruit, de peur de révéler ce que l’on est en train de faire là-dedans alors que tout le monde le sait ce qu’on y fait
-recueillir le résultat dans un petit pot en plastique
-se rhabiller
-appeler la laborantine et l’attendre
-partir sans se retourner de peur de voir une moue ou un expression quant à la quantité ou qualité du recueil.

Mais j’oublie vite, je me dit que j’aurais les résultats bientôt et comme toutes les prises de sang que j’ai fait jusque là dans ma vie, tout sera dans les normes.

Puis vient le jour où les résultats sont disponibles. Je me rend à nouveau au CHU moche entre midi et deux, je parcours les couloirs à la recherche d’un humain capable de trouver ces foutus résultats et pouvoir être à l’heure au bureau. Ah une blouse blanche ! La dame (aucune idée si j’ai affaire à un docteur, une infirmière ou une secrétaire) fouille dans la pile de résultats, trouve les miens, y jette un oeil et prononce ces mots :

« Faut pas vous en faire, c’est pas si mal. Vous savez, il en suffit d’un. »

(Parenthèse : le « Il en suffit d’un », vous allez l’entendre souvent. L’équivalent du « Il suffit de ne pas y penser » pour les PMettes)

Je ne comprend pas trop, je jette un oeil rapide au papier mais je suis pressé de retourner au boulot. A ce moment-là, je ne réalise pas encore, je suis sûr que tout va bien de mon côté. Tout en retournant à la voiture, j’appelle la Chérie, je lui lis la conclusion pleine de mots comme oligozoospermie et tératozoospermie. Des mots tellement bizarres malgré un bac S spécialité SVT que je suis obligé encore aujourd’hui d’aller voir sur le blog de la Chérie pour m’en rappeler et même le correcteur orthographique ne les connait pas.

Pendant que je retourne au boulot, la Chérie me rappelle pour m’expliquer ce qu’elle a trouvé sur Google. Ca n’a pas l’air top mais à priori, je n’ai que 2 défauts sur 3. Pour faire simple, dans mon cas, j’ai peu de zozios et ils ont une sale gueule mais ils bougent bien. Mouais.

J’arrive au boulot avec 5 minutes d’avance, je coupe le contact et je relis bien du début à la fin le résultat du spermogramme. Et là les chiffres font mal. 5 fois moins de zozios que la normale. Mais le chiffre qui achève, c’est le 94% d’atypiques. Ouch. Là on est mal barré.

Bon ben maintenant, faut aller bosser hein. Aligner de la ligne de code et faire de jolis Powerpoint pour la prochaine réunion.

Le soir et les jours qui suivent, j’en parle avec la Chérie. Je me dis que c’est peut-être temporaire à cause de l’épididymite un mois plus tôt (la seconde après une sévère et douloureuse 5 ans plus tôt). Et puis j’oscille entre psychotage et oubli temporaire pendant tout le mois d’août puisque la gynéco est en vacances.

Puis vient enfin la consultation et l’annonce : Allez à la case PMA, ne touchez pas une descendance, restez-y des mois ou des années.

On décide d’aller voir avec la Chérie du côté de la clinique privée plus proche que le gros CHU du premier spermogramme. Je refait un spermogramme à distance de l’épididymite et le diagnostic est confirmé.

Mais c’est pas bien grave, hein, votre cas n’est pas si sévère, on va y arriver avec une simple IAC.
Je vais faire quelques examens dont la très « agréable » (les guillemets marquent ici un niveau d’ironie élevé) échographie de la prostate. 32 ans, c’est un peu jeune pour un examen de la prostate. Mais je me plains pas, j’ai vu l’état dans lequel était la Chérie après l’hystérosalpingographie alors avoir un peu mal au culcul, je sers les fesses et je me tais.

Et viennent les premiers protocoles (spoiler alert, le premier ne va pas suffire), la Chérie se plante des aiguilles dans le ventre tous les jours. Elle produit un beau follicule à chaque fois.

Et de mon côté, j’espère juste assurer le jour de l’insémination. Dans mon cas, la première fut épique avec une gastro carabinée et de la fièvre. A un point que pendant plusieurs heures avant le recueil, j’ai bien cru ne pas pouvoir aller au centre et faire mon affaire avec le pot en plastique. Mais je pense aux piqures de la Chérie depuis 15 jours. Alors je me bourre d’Imodium, je me bouge le cul, je fais mon affaire et je rentre comater jusqu’à l’heure de l’insémination.

Pour info, quelque soit le nombre de protocoles (4 de IAC et 3 de FIV dans notre cas), à chaque recueil, le stress de ne pas y arriver est là. Faut dire qu’on ne nous demande qu’une chose à nous les PMeux, c’est de livrer le peu qu’on peut au moment opportun.

Et on a pas envie de se plaindre parce que la Chérie elle, elle en bave avec les piqures, les échos endovaginales et les effets secondaires du traitement hormonal.

Votre boulot c’est de la soutenir, de pas trop lui chercher des poux (ou alors vous allez comprendre votre douleur) et d’essayer de pas trop culpabiliser. En ce qui me concerne, j’avais des réflexes de fuite. C’est l’heure de la piqure ? Oh ben allez je vais débarrasser la table ou sortir la poubelle.

La culpabilité c’est le plus dur. Et le doute aussi.

Florilège des idées à la con induites par le doute :

-Ça serait tellement plus simple de la rendre heureuse si elle allait voir ailleurs
-Et si ça marche pas, on fait quoi ? Si on bouffe toutes nos cartouches Sécu hein ? Va falloir mettre de l’argent de côté. Est-ce qu’au moins je vais être foutu d’assurer financièrement ?
-Bon et le don de sperme hein ? Ben ouais mais je suis fils unique, j’aimerais bien que la lignée s’éteigne pas avec moi quoi.
-Et l’adoption ? Est-ce que je suis prêt à n’être parent qu’à 40 berges et pouvoir être en âge d’être le père des autres parents d’élèves dans la classe de mon/ma gosse ?

Y en a d’autres des idées à la con, hein, je met juste celles qui me viennent là maintenant tout de suite sans réfléchir.

Bref, le temps passe, les IAC passent dont la 3ème et son résultat négatif pendant les vacances à NYC. Ou la 4ème et sa grossesse bio-chimique à 7ui (en gros, un faux positif qui fout bien les boules après un espoir le temps d’un weekend).

Puis viennent les FIVs. Les piqures de dingue avec des aiguilles énormes qu’il faut faire à la Chérie dans le bras (pas moyen de s’échapper là). L’hospitalisation, le stress x1000 pour le recueil. D’ailleurs on apprends à cette occasion que la récolte de follicule de la Chérie est moyenne, rien à voir avec les 10 ou 15 que l’on peut voir ailleurs.

(Une parenthèse ici pour revenir sur la culpabilité. On pourrait croire en découvrant un soucis chez la Chérie que la culpabilité baisserait. Je vous arrête tout de suite, c’est pas le cas. Je suis toujours aussi dégouté de pas pouvoir produire une semence de qualité pour les précieux ovocytes de la Chérie. Et en plus l’espoir et le moral se cassent la gueule parce que ce n’est plus un problème mais deux qu’on doit résoudre. Youpi !)

Donc, FIV 1, FIV classique (sans la pipette, on met juste les nageurs à proximité des ovocytes), 4 ovocytes qui donnent 4 embryons. Joie intense, moral à bloc. Transfert d’un embryon à J3. Mais les 3 autres ne tiennent pas, pas de Findus (d’embryons congelés hein).

Doute à nouveau, espoir pendants 2 semaines, bébé Schrödinger (tant qu’on regarde pas dans la boite, le chat de Schrödinger est à la fois mort et vivant, idem pour l’embryon dans le ventre de la Chérie). Et puis test de grossesse et taux à 0. Boum. Allez au revoir, même la FIV ça marche pas. Je vous épargne les détails sur les états d’âme jusqu’à la FIV 2.

FIV 2, nouveau protocole pour les piqures pour une meilleure récolte. Résultat ? Moins bon, qualité des embryons misérable, pas un seul ne tient jusqu’au transfert. Voilà ça c’est fait. On avait pas encore fait le protocole (et l’hospitalisation et l’anesthésie) pour rien.

Moral à zero, plusieurs grosses crises de nerfs et de larmes pour tous les deux.

FIV 2 bis (bis parce que sans transfert, ça compte pas pour la Sécu, c’est déjà ça). On repart sur le protocole de FIV 1, mais là on déconne plus. Ca sera FIV ICSI avec pipette (après le test MSOME, la FIV IMSI à très fort grossissement et gros dépassement d’honoraire n’est pas indiquée) et transfert de 2 embryons.

Après les mois de repos avant cette FIV et à priori un protocole plus adapté à notre cas, on a une meilleure récolte et surtout de très beaux embryons (dont un en fusion – le geek que je suis a tout de suite noté la référence à Dragonball Z). Donc on en transfert deux et on en congèle 3. Le dernier des 6 embryons ne tiendra pas.

15 jours de Schröndinger et on ouvre la boite (test sanguin) et là un putain de taux de dingue à 123, confirmé par un taux de 423 (gigawatts!) 2 jours plus tard.

C’était il y a une 1 semaine. Depuis on a eu notre première écho (privilège de la PMA, des photos prénatales, vous allez en avoir un paquet) et le sac gestationnel (donc un des 2 embryons ne s’est pas accroché) est au bon endroit.

Et pourtant je n’arrive pas à me réjouir vraiment. Je pense que je commence à réaliser et que d’être père n’est plus qu’à 9 mois maintenant mais je n’arrive pas à me réjouir. Après 2 ans et demi d’essais bébé, on a le temps de lire des blogs de PMettes et de se documenter, d’enregistrer toutes les horreurs qui peuvent encore arriver. Encore en ce moment même où je tape ces mots, j’ai peur que d’écrire ce texte en forme de conclusion à notre galère pour devenir parents ne jette un sort et qu’on ait une mauvaise surprise bientôt. Oui moi le geek, le mec le plus cartésien que je connaisse et complètement athée, je parle de superstition. La PMA, ça vous change un homme.

Donc j’ai envie de dire aux PMeux, courage à vous si vous êtes en galère. C’est très dur la PMA, y’a pas d’assurance de résultats, je ne sais même pas si ça en vaut le coup (je ne suis pas encore père, j’ai peut-être fait tout ça pour au final en baver. Non je déconne, je vais adorer être père). Mais ça vous met du plomb dans la tête et ça vous cimente un couple plus fortement que de la Super Glue.

Brèves #15

Il reste encore quelques trucs dans notre ancienne maison. Les travaux dans la nouvelle maison ne sont pas encore terminés. Il y a des cartons et de la poussière de plâtre partout.

Je dois supporter mes parents et mes beaux-parents, qui me traitent comme si j’étais en cristal. Résultat, je suis tellement énervée que j’ai
pété ma coche hier soir quand j’ai cru que ma belle-mère quelqu’un avait perdu Petit Chaton.

Et je suis crevée comme je ne l’ai jamais été. Là, je donnerait tout pour fermer les yeux mais je ne peux pas, le maçon finit la salle de bain.

Vivement jeudi et notre rdv avec le Dr Éprouvette !!

Un joli taux pour fêter notre nouvelle maison !

Aujourd’hui, on déménage dans notre nouvelle maison !!
Ce matin, pendant que le Geek et son meilleur ami allaient chercher le camion, je me suis rendue au labo pour faire ma seconde prise de sang.

J’ai un peu surjoué mais j’ai obtenu d’avoir mon taux par mail « en urgence » quelques heure plus tard au lieu de lundi.

Le résultat est arrivé vers midi et j’ai tout de suite appelé mon amoureux qui était en train de charger mon précieux Camélia dans le camion.

Ce second taux nous remplit de joie, il est à 423ui !!

Le labo devait faxer les résultats au Dr Éprouvette dans la foulée et j’appellerais le centre lundi pour connaître la marche à suivre.

Je suis enceinte. Le truc de fou !

Somewhere Over the Rainbow

Il y a des chansons qui vous gonflent le cœur d’amour et de joie. C’est le cas de cette version de « Somewhere Over the Rainbow » chantée par Israel Kamakawiwo’ole. A chaque fois que je l’écoute, les larmes coulent sur mes joues et je souris.

Cette chanson, ça fait 2 ans, 5 mois et 1 semaine que je la garde précieusement pour ce moment si particulier.

Je ne sais pas ce que nous réserve demain mais, aujourd’hui, je veux savourer avec mon Geek ce bonheur inconnu.

C’est positif, mon taux est de 163ui !!

Fusion ~ FIV #2bis

Suite à cette histoire de « fusion », j’ai voulu appeler le labo du centre FIV hier pour avoir des infos. Manque de bol, à 15h le vendredi, le standard est fermé. Mais, grande nouveauté, ils ont une adresse mail !! J’ai donc fait un gentil petit mail, en me disant que j’aurais la réponse sous quelques jours. Hé bien non, c’est la biologiste herself qui m’a répondu tout à l’heure !!

Voilà ce qu’elle nous écrit au sujet de l’état « fusion » pour un embryon :

La fusion correspond à un stade plus avancé que le stade 8 cellules que l’on observe à J3 et c’est de bon pronostic.

Plutôt pas mal, non ?! :D