Et le boulot dans tout ça ?

En 2011, juste avant que ne commence la folle aventure des « essais bébé », je quittais un cdi confortable (mais chiant) pour me lancer en tant que freelance. J’ai eu la chance de décrocher très tôt mon premier client et de voir se développer ma petite affaire. Mais voilà, avec cette envie de bébé, m’est aussi venue la fameuse envie de construire un nid. Oui oui, moi la fille aux 25 déménagements, qui ne vis bien que dans les cartons, me voilà à rêver de ma propre maison (avec le Geek dedans, ça n’a pas trop d’intérêt sinon).

En posant innocemment la question à monsieur le mari de ma meilleure amie, qui accessoirement est banquier, je déchante un peu. Le Geek a une bonne situation, no soucy. Moi, même si mon chiffre d’affaire est excellent pour une première année d’activité, il me faudra fournir 4 bilans minimum à une banque pour espérer la voir ouvrir notre dossier. Comme de part mon statut je n’ai légalement pas l’obligation de produire ces fichus bilans, autant vous dire que c’est chaud cacao.

Et c’est à ce moment là qu’un de mes clients me propose un deal : il me salarie à temps partiel et je suis libre de mon temps le reste de la semaine pour continuer à gérer ma boite. Génial non ?

Donc depuis juin, me voilà avec une double casquette et des journées qui, parfois, sont très loooongues. Mais j’y ai gagné des collègues aussi « geek fridenly » que moi (normal, on bosse dans le web) et ça c’est cool (parce que parfois, toute seule, toute la journée à la maison, à ne parler qu’à ma machine à laver, c’était chiant aussi).

Et depuis le début de l’été, c’est non pas une mais trois collègues au féminin qui sont venues me rejoindre !! 400% d’augmentation de l’effectif, mes petits stagiaires ne savent plus où donner de la tête, c’est trop mignon. La moyenne d’âge de ces donzelles étant ridiculement basse, je ne risque pas de les voir se pointer avec un petit bide tout rond et la bouche en coeur avant moi. Ce qui me détends, vous vous en doutez, rapport au fait que le monde extérieur est assez hostile quand toi, tu n’arrives pas à faire un bébé.

Mais là où ça se corse, c’est que le Geek et moi devons passer par la case PMA. Heureusement, notre futur centre est pile entre la maison et le boulot (car nous sommes « voisins » de taff). Malheureusement, il va falloir que je prenne une décision par rapport à ma casquette salariée.

Hé oui, en tant qu’indépendante, je gère mon temps comme il me chante (en dehors des impératifs inamovibles ça va sans dire) mais, en tant que salariée, j’ai des horaires et des comptes à rendre. Le Geek n’a pas trop de soucis, lui, il est cadre dans une grosse boite qui le laisse aller et venir à sa guise. Moi, en tant qu’assistante personnelle du boss, quand je ne suis pas là, ça se voit (je vous raconte pas la panique pour 2 petites semaines de vacances…) !

Bref, je me demande bien comment je vais pouvoir goupiller tout ça alors forcément, j’ai hâte d’assister à notre premier rdv au centre, histoire de savoir comment ça marche !

Par contre, je me pose la question ; dois-je en parler à mon boss ?

C’est la gynéco qui m’a collé un doute, en me disant qu’à son avis, il fallait en parler car ça permettait de s’arranger au niveau des disponibilités (si on a un boss arrangeant) et de vivre la chose avec un peu moins de stress. D’un autre côté, je ne sais pas si j’ai envie de parler sperme et endo-vaginale avec mon boss !

Je pense qu’il va falloir que j’évalue les avantages et les inconvénients des 2 options… Vous en pensez quoi, vous ?

PMA, vous voilà !

Franchement, on s’en doutait un peu. Mais ça c’est confirmé aujourd’hui : nos résultats sont plutôt moyens. Pas mauvais hein, juste moyens. En gros, nous avons les capacités pour faire un bébé, mais seuls, ça nous prendrait un temps monstrueux.

Suite à mon hystéro, le Geek avait donc aussi eu sa part de travaux pratiques à effectuer. Pour lui, il s’agissait donc d’un spermogramme et d’un spermocytogramme. Pour un mec, ce n’est pas l’examen le plus fun du monde, mais ça ne l’a pas non plus traumatisé de devoir copuler avec une boite en plastique (l’abstinence, ça, c’est traumatisant ! ^^).

Et donc, de mon côté, ça peut aller. J’ai des phases lutéales un peu courtes et une grooooose carence en vitamine D mais avec de l’Uvédose et de la Progestérone, ça devrait s’arranger.

Mais du côté de mon Geek, ça se complique un peu avec une oligozoospermie et une tératozoospermie. C’est à dire que ses zozos ne sont ni très nombreux (3.2 millions par ml au lieu de 15 millions par ml – norme de l’OMS), ni très normaux (94% de formes atypiques).

Forcément, j’ai un peu pleuré devant la gynéco (qui m’a sortit un mouchoir et un miroir pour m’éviter le regard de panda) mais elle a vraiment été top avec nous et a décrété que -pour elle- ça ne servait à rien d’attendre encore 6 mois donc, dans la foulée, elle nous a écrit un courrier de recommandation pour la PMA (procréation médicalement assistée si tu débarques).

Là où je trouve que nous avons de la chance, c’est que nous avons déjà un rendez-vous pour la fin du mois de septembre. Hé oui, comme je suis une gonzesse prévoyante (ou une control freak, comme vous préférez), j’avais déjà présenté au Geek une étude comparative des 2 centres desquels nous pourrions déprendre (1 privé et 1 public). Nous avions donc déjà envisagé cette option (non sans difficultés) et fais notre choix. Alors quand nous sommes rentrés de notre rendez-vous, j’ai pleuré un bon coup et j’ai appelé le secrétariat du centre que nous avions choisi, qui se trouve pile entre notre maison et notre boulot (autant se faciliter la vie, non ?).

La secrétaire a failli me tuer avec son « ho là là, le délai est loooooong » alors que bon, 1 mois, faut pas déconner, c’est pas siiiii long (moi je m’attendais à 2 ou 3, voire 4 !!). Mais j’ai été aimable et je ne lui ai pas ricané au nez, vu qu’elle a le pouvoir absolu sur l’agenda du Dr Éprouvette !

Et vous, votre centre, vous l’avez choisi comment ?

(Et rassurez vous, ça va. On est un peu chamboulés certes, mais on fête ça avec des sushis ce soir et on a décidé de profiter de nos vacances)

Brèves #2

J-2 avant les vacances (enfiiiiiiiiiiiiiin) et, surtout J-2 avant le rdv avec la gynéco.

Notre dossier est prêt, nos résultats d’analyses sont classés par sexe (le sien, le mien hu hu ^^) et par dates dans une jolie pochette sobrement intitulée « baby » et dans laquelle je range aussi mes courbes imprimées et mes tests bandelettes.

Bref, yapluka !!

Comment parler de cette longue attente avec ses proches ?

A la suite de nos diverses analyses, le Geek et moi avons rendez-vous avec notre gynéco spécialisée à la fin du mois, juste avant nos vacances. De ce rdv, nous espérons avoir un diagnostic clair (parce que lire un compte-rendu médical avec l’ami Google en sous-titrage, c’est un coup à se tirer une balle) et, surtout, des pistes à explorer.

En fonction de ce qui sera décidé, nous envisageons d’aborder le sujet avec nos parents et donc de les informer de nos difficultés à concevoir un héritier.

Et ça, c’est source d’angoisse. Comment annoncer ce genre de choses à des gens qui sont au taquet et qui attendent plutôt THE bonne nouvelle ? (parce que je les connais nos mamans, quand on va prononcer les mots « on a quelque chose à vous dire » ça va être l’hystériiiiiiiiiiiie et il va falloir leur couper les ailes avec une grande claque dans la figure).

Nous en avons donc discuté un bon moment et nous avons décidé, si nous devons leur annoncer nos premiers pas en PMA, de le faire chacun de notre côté, afin de préserver leur pudeur (et, quelque part, un peu la notre).

Toutefois, je ne souhaite pas que nous soyons trop précis dans nos explications et le Geek a accepté que nous restions dans le flou artistique (« nous essayons de faire un bébé, nous avons des soucis pour y arriver » point barre). Parce que je n’ai pas trop envie de dire à ma belle mère qu’on m’a radiographié l’utérus et que le produit a coulé pendant 2 jours, tout comme il n’a pas envie de dire à mon père qu’il a du se rapprocher bibliquement d’un pot en plastique.

En même temps, peut-être que je me prends la tête pour pas grand-chose et que nous n’aurons finalement pas besoin de leur dire mais je préfère anticiper vu je suis le genre de gonzesse qui préfère avoir mal avant, quitte à se trouver bête parce que finalement ça pique à peine…

J’aimerais donc savoir, petit curieuse que je suis, comment vous avez abordé le sujet avec vos proches ? ou alors, inversement, si vous avez choisi de le garder pour vous ?

Boris, The Doudou

Toujours pas de squatteur de nombril à signaler mais, à cause de Bérangère et plus particulièrement de son article sur la très jolie chambre de son petit Sacha, j’ai grave craqué sur un doudou de la boutique Koré & Co (A Little Market).

Ni une, ni deux, après concertation avec mon Geek, nous avons décidé qu’il fallait immédiatement adopter ce joli lapin étoilé !!

Boris est donc le premier truc de « bébé » à pénétrer chez nous. <3

lapin-doudou-boris

 

La famille s’agrandit…

Au tout début de notre vie commune, le Geek et moi avions craqué pour une petite minette noire et blanche à la SPA. Elle avait déjà un peu plus d’un an et avait été maltraitée. Nous étions alors heureux de lui offrir une vraie famille, avec une tonne d’amour rien que pour elle. Alors quand un chauffard nous l’a enlevé en début d’année, le choc a été immense pour nous deux.

Depuis, la maison était bien vide mais je n’étais pas prête, chaque visite à la SPA se finissant dans les larmes. J’étais en colère et je me sentais coupable.

Et puis, il y a 3 semaines, une petite minette tigrée a léché mes doigts à travers les barreaux de sa cage. Alors je l’ai prise dans mes bras et nous sommes rentrés à la maison, tous les trois.

Princesse Miaou

Sois la bienvenue dans notre famille S. !!

Je suis persuadée que, depuis la Paradis des Chats, P. veille sur toi. <3

Le Geek veille…

Dialogue entre amoureux à l’heure du café :

Tu n’as pas rempli ta courbe aujourd’hui ?

Non j’ai oublié de prendre ma température ce matin.

Dommage, j’aime bien savoir où on en est.

Première fois que j’oublie. Mais le rappel à l’ordre du Geek m’a touché, moi qui ai parfois l’impression (fausse je le sais pourtant), que ça ne l’intéresse que moyennement.

Rdv avec une Sage-Femme quand on est Nullipare

Comme j’en ai parlé ici, je tenais à vous raconter mon rdv avec la sage-femme libérale et son étudiante parce que vraiment, j’ai été conquise et j’ai décidé que c’était ce genre de suivi que je voulais pour quand je serais enceinte. Et accessoirement pour le reste de ma vie de femme, vu que les gynécos humains, compétents et disponibles ont tendance à disparaître…

J’en profite pour rappeler que « l’exercice de la profession de sage-femme peut comporter la réalisation de consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique ». Toutes les infos sont ici.

D’abord, j’ai été ravie de constater qu’en appelant le vendredi après-midi, la sage-femme que j’ai eu au téléphone m’a proposé un rdv le lundi suivant, et non pas plusieurs semaines ou mois plus tard. Quand on connait les délais d’attente pour obtenir un rdv avec un gynécologue de ville (remember : 2 mois pour une urgence avec la gynéco qui me suis depuis presque 17 ans), c’est plus qu’appréciable !

Et puis, il faut que je vous parle de l’ambiance du cabinet, parce que quand, comme moi, on a la phobie des lieux médicalisés, c’est hyper important !!

Donc, dans la salle d’attente, il y a un grand panneau d’affichage avec tout plein d’informations sur l’allaitement, le portage et les couches lavables (déjà, ça parle fortement à la sale hippie-bobo-bio que je suis). Ensuite, quand on rentre dans le cabinet proprement dit, on découvre une grande pièce claire, décorée avec des photos de bébés. Il y a juste un bureau avec deux chaises et un grand canapé moelleux, couvert de coussins et de bébés en plastiques. Il y a aussi un mannequin qui porte une poupée dans une écharpe JPMBB et un ballon. A vrai dire, ça ressemble plus à un salon confortable qu’à un bureau de consultation. On s’attends presque à s’installer pour prendre un café avec une copine.

Donc je m’assoies, on se présente et la sage-femme me demande l’autorisation de garder son étudiante (j’ai accepté bien entendu). Là, on discute, elle remplit mon dossier, me pose des questions sur moi, mon vécu gynécologique, mon compagnon et notre désir de bébé. Elle pose un diagnostique dont je ne tiens pas vraiment à parler pour le moment mais qui sera confirmé par les analyses. Bref, je pleure un peu, elles sont à l’écoute, prévenantes et douces. Enfin, la sage-femme me propose de m’examiner et j’accepte, vu que j’ai mal et un peu peur.

La salle d’examen est toute petite et très bien aménagée. Je suis étonnée, il y a bien une table d’examen contre le mur, mais pas d’étriers. L’étudiante n’assistera pas à l’examen car la salle est vraiment petite. La sage-femme me demande d’enlever le bas puis je monte sur la table. Elle pose un coussin entre ma jambe repliée et le mur, s’assoie latéralement sur la table avec moi et me fait poser l’autre jambe repliée aussi sur un coussin, posé sur sa cuisse (je ne sais pas si la position est facile à visualiser mais en tout cas, c’était nettement plus confortable et moins « j’offre mon intimité à tout vent » que la position gynécologique classique). A mon grand étonnement, elle me demande si je suis prête et si elle peut m’examiner !

Je ne sais pas vous, mais aucun gynéco ne m’a jamais demandé la permission et je trouve ça formidable. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que, pendant l’examen, elle prenne le temps de me parler, de me regarder et de me demander régulièrement si tout va bien. Je vous dis, le pays des Bisounours existe !

Bref, la consultation aura duré plus de 45min et j’ai payé 17€, intégralement remboursé par la sécu et par ma mutuelle. Quand je pense que ma gynéco prends 30€ pour à peine 20min de consultation, je trouve cette disparité effarante. Petit bonus, cette sage-femme a pris la peine de m’appeler à deux reprises pour prendre de mes nouvelles et discuter de mes résultats. Chose que n’a jamais fait ma gynéco, même après mon opération. Anyway.

Tout ça pour vous dire que j’ai trouvé une forme de suivi qui me convient et une personne en qui je peux avoir confiance. Donc n’hésitez pas à faire appel à une sage-femme si votre gynéco n’est pas disponible ou si vous souhaitez un autre type de suivi, avant, pendant et après la grossesse.

Bon plan #1 Guide du massage femmes enceintes et allaitement (gratuit)

Saviez-vous que la marque Weleda (cosmétique bio) édite un chouette petit guide gratuit sur le massage pendant la grossesse et l’allaitement ?

Beaucoup de femmes redécouvrent leur corps avec l’expérience de la maternité. Véritable source de confort et de bien-être, le massage est une merveilleuse occasion d’harmoniser la conscience des différentes parties du corps et de trouver un équilibre entre les tensions et les forces de vie qui se rencontrent au coeur de ce corps de femme nouvellement habité.

Au sommaire :
Bienfaits des massages lors de la grossesse et de l’allaitement
Le massage des seins
Le massage du ventre
Les vergetures
Conseils d’hygiène de vie
Le massage du ventre
Le massage des hanches et des fesses
Le périnée au coeur de la féminité
Exercices de prise de conscience du bassin
Exercices de prise de conscience des orifices périnéaux et de leurs sphincters
Le massage du périnée
Questions sur le massage du périnée
Les massages du sein durant l’allaitement
Qu’est-ce que le sein ?
Comment se maintient-il ?
Comment se produit le lait ?
Règles d’or de la mise au sein
Hygiène de vie et allaitement
Quel massage pour quelle situation ?

Vous pouvez soit le télécharger en pdf ici, soit le commander gratuitement en format papier ici. Petit bonus, avec mon exemplaire papier, j’ai reçu un échantillon de l’huile spécial allaitement ainsi qu’un sachet de tisane galactogène.